La vallée de l'Aisne

De sa source à Sommaisne en Argonne en limite de la Meuse et de la Marne, l’Aisne, l’Axona de César, se dirige au nord-ouest avant d’amorcer à partir de Vouziers, une large courbe qui prend une orientation plein ouest jusqu’à sa confluence avec l’Oise à hauteur de Compiègne (Oise) après un parcours de près de 300 km. Son cours est tortueux dans toute sa traversée des Ardennes et les méandres fossiles témoignent de ses divagations dans la plaine du Rethélois. Bien que son lit soit repris pour partie par le canal creusé dans les années 1830, ses crues restent impressionnantes, l’eau envahissant la plaine parfois de façon violente entraînant l’inondation des villages du vallage. Ces soubresauts qui aboutissent à de nouvelles divagations, à la disparition de précédents méandres, à la création d’iles temporaires, contrastent avec la tranquillité, de son cours estival. Les abords de la rivière sont bordées de zones herbeuses, parfois très humides favorables au pâturage.

Les traces d’occupations paléolithiques, représentées par des bifaces, sont rares et proviennent d’extractions de graviers en bordure de rivière dans la région du Porcien. Si la période néolithique est remarquablement étudiée dans la région du Soissonnais grâce aux recherches de l’URA 12 il n’en est pas de même dans le Rethélois. Les quelques découvertes témoignent toutefois d’installations sédentaires dès le Vème millénaire avant J.-C. sur les premières terrasses alluvionnaires.

 - Biface

Biface

Biface du Paléolithique moyen découvert dans une ballastière à Chateau-Porcien.
© Bernard Lambot
 - La vallée de l’Aisne

La vallée de l’Aisne

Vue aérienne à hauteur de Château-Porcien lors d’une inondation en janvier. L’eau baigne les pieds de l’oppidum de Nandin. La ville basse est envahie par les eaux.
© Bernard Lambot
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La vallée de l’Aisne

L’Aisne serpentant paresseusement au pied de l’oppidum de Voncq.
© Bernard Lambot