Des sacrifiés ?

Les squelettes sont très arasés et rien n’indique comment ces individus sont morts. Ces personnages étaient nus et aucun viatique ne les accompagnait lors de leur mise en terre. L’encombrement des squelettes est rigoureusement le même et des « effets de parois » ont été observés sur plusieurs d’entre eux. Les observations et la mise en perspective des divers éléments et faits archéologiques conduisent à proposer un rituel particulier. Le défunt était placé dans une caisse aux dimensions du puits du grand bâtiment. Cette caisse y était descendue et y séjournait un certain laps de temps. Le corps totalement sec était ensuite sorti et déposé dans une fosse devant le bâtiment religieux. Cette opération ne pouvait se faire qu’en hiver pour des raisons compréhensibles (absence de mouches etc..). Le nombre de défunts et le rituel évoquent des sacrifices réguliers qui s’arrêteront au moment où les bâtiments religieux et la grande place seront abandonnés, le puits comblé, vers 100/80 avant J.-C.

 - Reconstitution des différentes phases subies par le défunt

Reconstitution des différentes phases subies par le défunt

Mise en caisse, descente dans le puits, séjour et dessiccation, remontée et mise en terre.
© Bernard Lambot